Avec 23 autres acteurs, l’Alliance formule des propositions pour transformer la Grande cause santé mentale en actions concrètes
À l’approche d’une échéance gouvernementale-clé, le Collectif Santé mentale Grande cause nationale, dont l’Alliance pour la Santé Mentale est membre fondateur, publie son plaidoyer. Ce document propose une refondation structurelle de l’action publique pour répondre à l’urgence d’un système qui manque cruellement de mesures effectives, pérennes et dotées de moyens.
Depuis 2025, la santé mentale est officiellement une priorité nationale. Si cette désignation a permis de briser certains tabous, le constat du Collectif est sans appel : la visibilité ne suffit plus. Face à l’explosion des besoins, notamment chez les jeunes, et à des délais d’accès aux soins alarmants, l’heure est au passage des discours aux actes budgétés et évalués.
Un plan d’action structuré autour de six axes complémentaires
Publié ce 26 mai 2026, ce plaidoyer est le fruit d’un travail collégial mené par 24 organisations nationales représentant plus de 3 400 structures. Il appelle à une véritable structuration pour sortir d’une gestion fragmentée et instaurer un pilotage interministériel fort. Les six priorités défendues par l’Alliance et ses partenaires se veulent complémentaires et systémiques :
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Faire de la santé mentale une politique publique structurante et interministérielle
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Garantir les droits et mettre fin aux pratiques d’isolement et de contention en psychiatrie
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Faire de l’enfance et de la jeunesse le cœur des politiques de prévention
- Garantir l’égalité territoriale d’accès à la prévention, aux soins et à l’accompagnement
- Garantir la représentation et la participation effective des personnes concernées
- Structurer une stratégie nationale de recherche et d’innovation en santé mentale
Un rendez-vous décisif avec le Gouvernement
Ce plaidoyer est transmis aux pouvoirs publics à la veille d’une réunion interministérielle prévue le 2 juin prochain sous l’égide de la ministre de la Santé, Stéphanie Rist. Le Collectif, qui remettra en mains propres ses propositions à la ministre, y portera une ambition claire : faire des droits des personnes le socle d’une politique d’État durable et non plus une simple cause ponctuelle. Pour l’Alliance pour la Santé Mentale, cet engagement est crucial : la santé mentale ne peut plus être le parent pauvre de la santé publique ; il doit être un investissement durable pour les générations futures.