#LaREF26 : l’Alliance pour la Santé Mentale incite à renforcer la mobilisation du monde économique
Le 27 août 2026, et pour la deuxième année consécutive, l’Alliance pour la Santé Mentale a porté la santé mentale en entreprise au cœur de La Rencontre des Entrepreneurs de France (#LaREF26). Présente lors de la matinée de la Protection Sociale, sa représentante Joséphine Arrighi de Casanova est intervenue à la table ronde « Santé au travail et santé mentale : quelles réponses pour les entreprises ? ».
Cette présence s’inscrit dans la continuité des liens tissés avec le monde économique. Après de premiers échanges accueillis lors des universités d’été d’août 2025, le MEDEF a officialisé son engagement le 17 mars 2026 en signant la Charte d’engagement pour la santé mentale au travail, lancée par l’Alliance en 2025 avec le soutien des pouvoirs publics. Son président, Patrick Martin, a ainsi réaffirmé la volonté du réseau patronal de bâtir des environnements de travail plus attentifs à l’équilibre psychique des collaborateurs.
Santé mentale au travail : du constat au passage à l’action
« Les entreprises doivent faire preuve de clairvoyance »
Inaugurée par cette invitation de Jean-Luc Monteil, chef de file santé au travail pour le MEDEF et modérateur de la séquence, la table ronde a rappelé la nécessité d’un constat lucide sur l’impact social et économique de la santé mentale.
- Une personne sur cinq sera concernée par un trouble psychique au cours de sa vie.
- 110 milliards d’euros par an : c’est le coût d’une santé mentale dégradée en France, soit près de 4 % du PIB (incluant l’absentéisme, mais aussi le présentéisme et la baisse de productivité).
- Attente des jeunes actifs : 88 % des 18-30 ans attendent un accompagnement en santé mentale de leur entreprise, et pour un quart d’entre eux, il s’agit d’un critère décisif pour accepter un emploi (étude moka.care x JobTeaser, 2022).
La santé mentale au travail constitue donc un levier d’attractivité, de fidélisation et de performance durable : des organisations performantes reposent avant tout sur des équipes et des dirigeants en bonne santé.
« Passer de la conformité à la performance »
Faisant écho à ce principe guidant la feuille de route du Pôle Social du MEDEF, Joséphine Arrighi de Casanova a détaillé trois leviers opérationnels pour dépasser la simple approche réglementaire.
- Faire évoluer la prévention : dépasser les seules réponses individuelles pour agir sur l’organisation du travail, en lien avec le terrain pour identifier et corriger les dysfonctionnements.
- Libérer la parole et outiller les équipes : adopter la bonne posture pour repérer, aborder le sujet et orienter vers les professionnels compétents.
- Mobiliser l’écosystème de santé au travail : s’appuyer sur les services de prévention, comme en ont témoigné Martial Brun (Directeur Général de Présanse), Laurent Saint-Denis (Président de Prevlink) et Céline Bon (Présidente de Prevaly).
La Charte pour la Santé Mentale au Travail : une boussole pour agir au quotidien
Pour prévenir les risques psychosociaux (RPS) et bâtir un cadre professionnel inclusif et protecteur, la Charte d’engagement pour la santé mentale au travail fixe des repères clairs : sensibilisation, amélioration des conditions de travail, dialogue social et soutien ciblé.
Prochaine étape-clé : forte de plusieurs centaines d’organisations membres, la communauté des signataires se réunira le 24 novembre 2026 au ministère du Travail, à Paris. Ce rassemblement permettra de dresser le bilan d’un an d’action et d’accueillir une nouvelle promotion d’entreprises lors d’une cérémonie de signature collective.
Comme le conclut Joséphine Arrighi de Casanova :
« Ce rassemblement apportera la preuve tangible que l’élan de la Grande Cause Nationale se transforme en actions concrètes et durables au cœur des entreprises. »