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Santé mentale des dirigeants et salariés en TPE-PME : aux côtés d'AG2R LA MONDIALE, l'Alliance dévoile les résultats d'un sondage inédit

Le 9 septembre 2026, l’Alliance pour la Santé Mentale et le Groupe AG2R LA MONDIALE ont rendu publics les résultats d’une étude réalisée par IPSOS BVA sur la santé mentale des patrons et collaborateurs dans les entreprises de moins de 250 salariés. Une véritable mesure in situ à la fois informative, surprenante et de nature à adapter les outils à la réalité de terrain pour agir en prévention et en accompagnement.

Stress, difficulté à s’arrêter, vulnérabilités qui restent peu visibles, besoin de solutions concrètes : le premier Baromètre produit par l’Alliance pour la Santé Mentale, en partenariat avec AG2R LA MONDIALE, croise le regard de plus de 300 dirigeants de TPE-PME et de 1 000 salariés. Une étude miroir qui révèle quatre enseignements majeurs.

Un stress largement partagé

Premier constat : dirigeants et salariés sont confrontés à des niveaux de stress comparables. Si 86 % des dirigeants se déclarent en bonne santé mentale, 64 % connaissent des périodes de stress intense au travail, contre 68 % des salariés, même si l’aspect quotidien de cette exposition est deux fois plus important chez les chefs d’entreprise. Pour les dirigeants, la situation économique, l’accumulation des délais et des urgences, mais aussi la solitude et le manque de relais pèsent particulièrement.

S’arrêter reste difficile

Lorsque la santé vacille, lever le pied n’est pas toujours une évidence. Plus de la moitié des dirigeants considère qu’une absence de quelques jours aurait des conséquences pour leur entreprise et 42 % ont déjà continué à travailler alors qu’ils estimaient devoir s’arrêter en raison de leur état de santé. Les salariés sont eux aussi concernés : ils sont même 51 % à avoir poursuivi leur activité dans cette situation, notamment par crainte des conséquences financières en cas d’arrêt.

Des vulnérabilités que l’on peine encore à voir et à dire

Le regard miroir révèle surtout des angles morts. La moitié des salariés ne considère pas le stress de son dirigeant comme un sujet central ou ne s’est même jamais posé la question. De leur côté, les dirigeants attribuent d’abord les difficultés psychologiques de leurs salariés à la sphère personnelle, tandis que les salariés pointent également fortement le rôle du travail. Et des deux côtés, parler de santé mentale au sein de l’environnement professionnel reste difficile.

Une attente : des solutions simples et utiles

La prévention progresse : 85 % des dirigeants ont déjà engagé ou envisagent une action en faveur de la santé mentale de leurs salariés, même si ces derniers ont du mal à en percevoir l’efficacité dans l’activité quotidienne. Mais le manque de temps et d’information reste un frein. Leur première attente ? Des guides pratiques et des outils immédiatement activables. Pour y répondre, l’Alliance pour la Santé Mentale et AG2R LA MONDIALE réuniront dès l’automne des dirigeants de TPE-PME afin de co-construire un guide pratique. Objectif : faire de la santé mentale une responsabilité mieux partagée dans l’entreprise et donner à chacun les moyens d’agir.

« Dans les TPE-PME les dirigeants s’imposent un rôle d’exemplarité. Si eux-mêmes n’ont pas conscience qu’ils sont concernés, ils s’intéresseront difficilement à la santé mentale de leurs salariés ». Camille Pocholle, DRH du Groupe Novepan et témoin de la restitution organisée le 9 septembre.